Monsieur le Ministre de l’Agriculture ne fermez pas le site de Marseille de l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage (ENSP)

Monsieur le Ministre de l’Agriculture ne fermez pas le site de Marseille de l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage (ENSP)

 

Monsieur le Ministre,

Je tiens par le présent courrier à vous faire part de mon très vif étonnement après avoir appris votre intention de fermer le site de Marseille de l »Ecole Nationale Supérieure de Paysage (ENSP) (lettre de votre directeur de cabinet adressés à l’école le 24 novembre dernier).

Les conséquences de cette fermeture soulèvent plusieurs graves interrogations quant à ses motivations.

  • En ces temps de COP 21 et de lutte contre le réchauffement climatique, pourquoi fermer la seule école de paysage du grand sud -est de la France et, avec Barcelone, du sud de l’Europe? Pourquoi ignorer sciemment les ressources pédagogiques, économiques, politiques et stratégiques que constitue une présence sur les territoires méditerranéens pour la société et pour l’ENSP toute entière?
  • Comment prendre une telle décision devant le risque de rupture politique et culturelle actuel avec le monde méditerranéen? Et ce, dans un contexte régional difficile?
  • Pourquoi supprimer une structure dynamique, s »attachant à développer de façon innovante la place du vivant dans la ville mais aussi l’agriculture urbaine et périurbaine, les territoires de montagne, l’agroforesterie..?.
  • Pourquoi condamner définitivement la création de l »IMVT (Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires), pourtant récemment inscrit au CPER signé par M. Valls en avril dernier, projet cohérent unique en France d »un pôle de ressources regroupant l’ENSP, l »Ecole d’Architecture de Marseille et l’Institut d’Urbanisme? Pourquoi désavouer des partenaires locaux et nationaux multiples, dont les échanges et les commandes contribuent à une fertilisation croisée, mais aussi au bon fonctionnement pédagogique et financier de l’ENSP toute entière? Pourquoi priver la toute jeune Métropole marseillaise d’un outil d’expertise qui a pourtant contribué à sa création et a vocation à accompagner son développement ?
  • Enfin, pourquoi envoyer un signal d »évolution extrêmement négatif à l’ensemble d’une profession encore trop méconnue mais dont l’approche, à l »interface de la ville et de la nature et au service des territoires, est reconnue par l’ensemble des professions partenaires, et répond avec intelligence à la demande sociale?

Travaillant dans une économie de moyens et en prise directe avec les réalités sociales, l’ENSP Marseille constitue un outil de qualité pour expérimenter des réponses aux problématiques contemporaines. Aussi je vous demande non seulement de ne pas amputer l’école du paysage, mais bien au contraire, de la soutenir.

En toute solidarité avec l’ensemble des étudiants, enseignants et agents de l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage, je requière des réponses aux questions posées.

Je vous prie également de venir visiter le site de Marseille, comme le demande la motion écrite par les représentants élus du Conseil d’administration de l’école le 25 novembre dernier, afin de vous permettre de mieux la découvrir.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Ils sont 2 commentaires


Publier un nouveau commentaire