Puisqu’il pleut, parlons d’eau… et de plantes bien sûr…

Puisqu’il pleut, parlons d’eau… et de plantes bien sûr…

Pourquoi les plantes sont-elles inféodées à l’eau ?

 Les plantes sont essentiellement constituées d’eau, leur teneur en eau variant de 80 à 95 % de leur poids total. Cette eau est vitale pour les plantes, pour assurer la photosynthèse et ainsi élaborer les glucides dont elles ont besoin pour se développer.
L’eau est puisée dans le sol grâce au système racinaire. A la différence des animaux, les végétaux ne possèdent pas de pompe pour faire circuler l’eau et les éléments minéraux. C’est la transpiration foliaire, en créant une dépression, qui permet la circulation de la sève dans la tige, des racines jusqu’aux feuilles. La vitesse de circulation de la sève brute est ainsi de 1 à 6 m/h mais elle peut s’élever à 100 m/h dans les cas de forte évapotranspiration.

Comme la transpiration humaine, l’évapotranspiration permet de réguler la température des plantes, mais surtout, elle favorise la circulation de la sève par un phénomène d’aspiration très puissant. Cette aspiration permet de faire monter l’eau jusqu’au sommet des plus grands arbres. L’évapotranspiration est aussi étroitement liée à la photosynthèse : la plante transpire par ses stomates, pores microscopiques situés sur la face inférieure des feuilles et par lesquels pénètre en sens inverse le dioxyde de carbone de l’atmosphère utile à la photosynthèse.
L’évapotranspiration est une manifestation spécifique et essentielle du comportement végétal vis-à-vis de l’eau. Son intensité est telle que les quantités d’eau stockées dans une plante et celles utilisées par son métabolisme sont infimes au regard de celles que la plante doit absorber du fait des pertes par transpiration. L’évapotranspiration régule donc, quasiment à elle seule, les besoins en eau des végétaux. Pour que leur développement soit convenable, ceux-ci doivent donc pouvoir combler leurs pertes en eau par évapotranspiration à l’aide des nouveaux apports en provenance du sol.

Un érable peut rejeter dans l’atmosphère 220l /heure. En été un chêne adulte peut évapotranspirer jusqu’à 500l d’eau par jour. En six mois 120 000 l d’eau…On comprend ainsi l’importance des couverts forestiers dans la régulation des cycles de l’eau.

Le taux d’évapotranspiration est plus important sous les climats chauds et secs qu’en zones humides, mais les plantes sont capables de le réguler.
Lorsque les sols sont trop secs et que les plantes manquent d’eau, leurs stomates se ferment progressivement, limitant la transpiration foliaire. Mais cette fermeture des stomates limite aussi la photosynthèse, ralentissant d’autant la croissance de la plante. En cas de sécheresse temporaire, les plantes sont ainsi capables de réduire de moitié leur transpiration sans en pâtir.
Pour survivre dans les zones arides, les végétaux développent d’autres stratégies d’adaptation, plus évoluées et très efficaces. Certains allongent leurs racines, qui peuvent atteindre jusqu’à plusieurs dizaines de mètres pour certains arbres. D’autres diminuent la surface de leurs feuilles, qui peuvent être réduites parfois à de simples épines, ou les recouvrent de poils fins, les épaississent… D’autres encore sont capables de stocker l’eau dans certains tissus.

 réf : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/usages/eauPlant.html

Ils sont 2 commentaires

  1. François A.

    Ces usines à transit sont vraiment fabuleuses dans leurs capacités d’adaptation. Merci pour cet « anti-sèche » 🙂 et puis profitons-en pour ne pas oublier l’importance des sols, sur lesquels nous pouvons parfois agir dans nos jardins pour favoriser les apports en eau (ou les rétentions), les quantités de lumières reçues n’étant jusqu’à présent que rarement du domaine du jardinier…


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