A l’arrivée de l’été on recherche l’ombre mais certainement pas celle du noyer. dommage…

A l’arrivée de l’été on recherche l’ombre mais certainement pas celle du noyer. dommage…

Un imposant noyer étend ses ramures dans un angle du jardin, peut être rappelle-t-il qu’au XVIII siècle, les jeunes couples avaient l’habitude de planter un noyer aux environs de la ville. Mais il était aussi d’usage, lors de la plantation, d’administrer aux enfants de magistrales fessées pour qu’ils se souviennent de la cérémonie…

Aujourd’hui, petite parenthèse sur le parcours, il crée un espace d’ombre et de fraîcheur où le visiteur peut se reposer un instant. Mais pas question d’y faire un somme car la croyance veut que s’allonger à l’ombre d’un noyer soit maléfique….

Le Noyer commun (Juglans régia) est originaires des Balkans, d’Asie Mineure et d’Iran. Cultivé dès l’Antiquité il est apparu en France en 800 avant J.C. à Grenoble.

Au Moyen Age, le jardin de noix, est associé à une symbolique chrétienne forte. En effet,elle a souvent été comparée au christ, dont la divinité est cachée à l’intérieur de l’écorce qui représente l’Incarnation. Il faut casser la dure écorce pour trouver le fruit du savoir…Le jardin de noix correspond aussi à l’observance de la discipline, qui produit des fruits très paisibles, bien qu’au début ce ne soient pas des fruits de joie mais d’amertume.

Le « Cantique des cantiques » fait également référence à l’époux : « …descendu au jardin de noyers. »

La « théorie de signatures » lui attribuait la capacité de réduire la chute des cheveux. L’enveloppe de la noix (brou) correspondait alors au cuir chevelu, la coque aux os du crâne et le cerneau aux hémisphères cérébraux. Si les noix possèdent des propriétés médicinales avérées, elles sont surtout réputées pour leurs propriétés domestiques, notamment le pouvoir tinctorial du brou.

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