Ici se marient « genius loci » et biodiversité…

Ici se marient « genius loci » et biodiversité…

Au fil des saisons, progressivement, nous sommes entrés en symbiose avec ce site agreste. Notre projet initial de création du verger-jardin s’est petit à petit mué en un nouveau projet. Nous voulions désormais aller plus loin qu’une simple reproduction de l’architecture des jardins médiévaux… Mais aussi dépasser l’objectif sans doute prétentieux et hors sujet pour nous de rivaliser d’abondance florale avec les jardins périgourdins, issus de traditions châtelaines ou teintés d’influences britanniques.

S’est alors imposée à nous la nécessité d’être plus près de l’esprit du lieu, le fameux genius loci des jardiniers anglais du XVIIIème siècle…Être respectueux des vides des près et parcelles cultivées, des pleins et des déliés des haies, et de toute part respectueux des points de vue sur la bastide… S’est aussi imposée à nous l’envie de faire faire à cette propriété un pas de plus dans l’histoire, de l’inscrire dans ce XXIème siècle qui se profile avec tant de défis pour la planète et en premier lieu le défi de la biodiversité.

Face aux mutations majeures en cours sur notre planète, la diversité biologique préserve pour les hommes comme pour toutes les autres espèces vivantes, leurs chances de recours, de trouvailles, d’innovations, de solutions, donc d’adaptation. Il est urgent de conserver un potentiel d’évolution, plus que de poursuivre un état figé. Le maintien d’une forte diversité biologique constitue notre assurance collective pour les années futures.

Elle est aussi un bien public mondial des générations présentes et futures1. Mais la diversité de la vie est aujourd’hui menacée. Son érosion, plus rapide qu’à aucune autre époque, s’accélère encore, mettant gravement en danger les équilibres déjà précaires de la planète.

A la Bigotie, chaque parcelle, chaque haie, chaque mare… est un formidable réservoir de biodiversité. Biodiversité ordinaire bien sur, mais avec ceci d’extraordinaire que sur 5 ha, autant dire un mouchoir de poche, tous les milieux sont représentés. Depuis les zones humides, en fond de vallon, peuplées de prêles des champs (Equisetum arvense), jusqu’aux collines sèches, presque caussenardes, ou croissent le sédum, l’origan et la pimprenelle, en passant par une petite futaie de chênes noirs (Quercus petraea) poussant dans un joyeux désordre. Et sans compter tout le réseau de haies et de points d’eau qui maillent le site…

1http://www.cdc-biodiversite.fr/

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