On l’appelle piloselle…

On l’appelle piloselle…

On l’appelle piloselle, un joli nom ! Et quand on la voit, avec ses feuilles couvertes de fins poils qui piègent la rosée, on comprend pourquoi !

On l’appelle aussi « Oreille de souris », « Herbe à l’épervier » ou Veluette, et en latin « Hieracium pilosella ». Une légende dit que les oiseaux de proie, dont l’épervier (Hierac en grec), en mangeaient les graines pour améliorer leur vision.

Dessi"Flora parisiensis, ou description et figures des plantes qui croissent aux environs de Paris" M. Bulliard - Paris 1777

« Flora parisiensis, ou description et figures des plantes qui croissent aux environs de Paris » M. Bulliard – Paris 1777

Au premier abord c’est une plante commune et discrète, avec des feuilles en rosette, plaquées au ras du sol. Rien, dans sa silhouette, ne l’enclin à occuper le devant de la scène… Alors pourquoi tant d’intérêt manifesté aujourd’hui à son propos ?

C’est la faute (ou plutôt grâce) aux jardiniers-écologues, à ceux qui cherchent par tous les moyens à se passer des herbicides dans le jardin.

Car cette petite astéracée aux inflorescences jaunes, qui s’étale en déployant des stolons tout autour d’elle, dans les endroits plutôt secs et ensoleillés, n’aime pas beaucoup la concurrence. C’est même une asociale… Elle s’ingénie donc à éliminer tout ce qui voudrait pousser autour d’elle…

Une plante herbicide ! Pour cela, ses racines sécrètent des toxines histoire d’inhiber le système racinaire de ses voisines. Au cas où cela ne suffirait pas, elle développe aussi des propriétés anti germinatives… On appelle cela de l’allélopathie ! Ses concurrentes ainsi écartées, elle peut se déployer à l’aise en couvre sol…

Voilà ce que l’on appelle une plante à haute valeur écologique ! Préconisée aujourd’hui comme alternative au gazon* !

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* Les alternatives au gazon, Olivier Filippi, Actes Sud 2012.

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