Du conte au paysage, dans les jardins de la Bigotie.

Du conte au paysage, dans les jardins de la Bigotie.

La rencontre entre l’homme et le paysage passe par tous ses sens, sollicite la vue, bien sur, mais aussi l’ouïe, le toucher ou encore l’odorat.

Et quel lieu plus approprié que le jardin pour en faire l’expérience. Pour « redonner de l’importance au rapport sensible avec les lieux, à la mobilisation de tous les sens et des sensations que chacun de nous vit dans ces espaces de vie, qui sont tous singuliers* »

Encore faut-il, pour être réceptif à toutes ces sensations, rentrer dans ces paysages en se débarrassant de tout ce qui nous encombre ; en se débarrassant de toutes les préoccupations et comportements liés une vie quotidienne souvent faite de bruit, de stress, d’accélération des choses … et se laisser envahir par le lieu.

N’est ce pas ce qu’a voulu nous dire Rabelais lorsque Pantagruel entend en haute mer diverses paroles dégelées ? « Il me souvient (…) qu’Aristote pensait que les paroles volent et sont donc animées. Aussi, lorsqu’elles sont prononcées par un rude hiver, elles gèlent, se transforment en glace, et personne ne les entend plus. (…) Il conviendrait donc de nous demander si nous nous trouverions ici dans un lieu où de telles paroles peuvent dégeler ».

Et pour nous faire entendre ces paroles, et exacerber notre sensibilité au lieu, quel plus beau médiateur que le conte, vraisemblablement l’une des plus vieilles formes d’expression de l’histoire de l’humanité ?

En suivant Marie Odile Dumeaux, conteuse en français épicé d’occitan (et tout le monde comprend…) nous conter le coucou et la cigale, les rascalons, le poirier de Misère, ma cadierette, des devinettes nature….lors d’une balade poétique dans les jardins de la Bigotie, vous pourrez en faire l’expérience…

Ce sera dimanche 2 juin, à l’occasion des Rendez vous aux jardins, à 15h.

L’entrée est libre !

* Yves Gorgeux « Réflexion sur les rapports intimes de l’homme et des paysages ».

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